| Septembre 2006 |
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Défi à la gravité |
© Jean Pierre Banville |
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Et que dire de ces sites offrant les avantages du charme discret et de la solitude mélancolique qui, alliés à l’indolence induite par les vignobles du coin, peuvent amener des bouillonnements hormonaux… la Spille et son sommet plat, grand comme un lit moyenâgeux; le Saut du Prince Charles au dessus de « Sésame, ouvre-toi! »… ah, la chance d’y vivre et d’être jeune! Certains, loin de la fraîche Alsace, opteront pour les rives encaissées des Calanques ou les berges du Gardon à Collias. Le charme bucolique du Beauvoir. Celui, alpestre, du Serpaton. Tous ces corps musclés, tout ces temps libres, toute cette peau nue, toutes ces tentations… Quoi de plus naturel que de succomber à l’appel de la chair! Si on succombe, dans notre sport, autant que les autres sinon plus que les malheureux skieurs portant du multicouche par -20c ou que les adeptes du soccer partageant leurs stades avec 20,000 inconnus; si on succombe, donc, aux attraits du sexe opposé, comment se fait-il que jamais il n’en est fait mention dans la littérature alpine (grande ou petite) ou à travers les autres médias qui éclairent le monde de l’escalade? Pourquoi ce silence? Je vous le demande : pourquoi n’est-il jamais question de l’acte de séduction? Moins important que le dernier 8c+? La réalité ne dépasse pas la fiction et comme la fiction est absente… notre réalité doit être bien morne. En cherchant bien, on trouve un calendrier de grimpeuses en habit d’Eve. Et je mène une quête inlassable, depuis des années, pour trouver le coffret des Erotiques paru chez Guérin. Epuisé – comme moi – et pas de réédition en vue. Rien dans les magazines, rien sur les sites web, rien dans les vidéos. C’est à croire que les fanatiques de grosses quilles ont une vie sexuelle plus active que les grimpeurs! Au moins, ils semblent en rêver, eux. Je sais que les performances des maestros alsaciens valent bien un 8b horizontal. Et les Niçois vont sans doute me dire que les Loups, lorsqu’ils sortent des Gorges, se lancent dans du 8c en fissure. Mais ce ne sont que vaines paroles : on aimerait des écrits. Mais pourquoi personne n’en parle? Au moins pour en fabuler… Car la fabulation est l’exutoire idéal à nos passions : serions-nous devenus des eunuques en plus d’être beaucoup, beaucoup trop sérieux? Des moines voués à la performance? Même l’escalade en salle pourrait être mise à profit! Tous ces matelas… Je réfléchissais à tout cela, je marchais dans le centre-ville en observant les filles – toutes plus jolies les unes que les autres – je me remémorais une certaine coupe de cheveux à Sainte Foy, certaines aventures personnelles que je n’ose raconter ici (on me surveille de près) et puis je suis passé devant une librairie qui annonçait un petit concours littéraire. Euréka! Je vous propose un petit concours!!! Vous avez un mois pour écrire une petite histoire d’au maximum 5 pages ou 2200 mots. Ce devra être une histoire érotique ** attention : du soft uniquement ** ! Une histoire qui se passe dans le milieu de l’escalade, en escalade, sur un site d’escalade, après l’escalade, qui utilise un vocabulaire d’escalade… bref, vous voyez le genre! Une histoire inventée : pas de noms connus, pas de ridicule. Donc une histoire érotique soft (pas de viol, pas de sang) entre grimpeurs sur des lieux de grimpe. Date de tombée : samedi le 28 octobre 2006 à minuit. Ce qui vous donne amplement le temps d’expérimenter… Restreint à la seule communauté européenne. Textes à remettre en français en format Word : les expédier chez Nice-Climb.com ou Escalade Alsace (pour le moment). Prix : aucun pour le moment mais ça va venir dans les prochaines semaines avec l’arrivée de généreux sponsors. Les auteurs seront « publiés » sur les quelques sites web participants. Les juges, des personnes connues pour leur amour de la chose, ne participent pas au concours. Nous tenterons de créer une affiche intéressante dans les semaines à venir. Elle sera en bannière sur les sites participants. Allez et multipliez-vous de par les blocs et les falaises! Puis prenez la plume et décrivez l’expérience : c’est votre chance de devenir un auteur à succès. La première édition du « Défi à la gravité », le concours littéraire du vertical coquin, est lancée! J’ai assez réfléchi pour aujourd’hui. On me somme d’aller me coucher. Bonne écriture les gars … et les filles aussi…
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