| 09 Mai 2005 |
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Omnia Gallia in tres partes divida est |
© Jean Pierre Banville |
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Un set de luxe de boules de pétanque !
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Avec pour résultat
que le stationnement s’est transformé en une version sudiste de Bagdad
sous les bombes. |
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On s’ouvre une bouteille de vin et hop !, direction court de tennis où on a eu droit à des matchs effrénés avec comme résultat deux canards descendus en plein vol, une vitre brisée et six balles perdues dans les champs alentours.
On se décide à revenir souper : il
était trop tard pour la piscine… |
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Le lendemain, on embarque direction Seynes. La falaise est tellement belle qu’on ne peut qu’y retourner et essayer un autre secteur. Heureusement, un petit vent soufflait et quelques nuages masquaient le soleil : je ne voudrais pas y être par grand beau à moins de vouloir finir en grillade.
Merveilleux, cette grande barre et
tous ces secteurs différents. D’autant que la montée est courte. Et le
rocher … je ne suis pas un fanatique du calcaire, loin de là ! mais
toutes ces colonnettes, toutes ces formes bizarres, incongrues,
suggestives. Quelle joie pour les yeux ! |
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Jean Pierre met son harnais et ses chaussons, s’attache, se lance dans une 6b. Vlan! Il arrive en haut. Jean Pierre repart dans une 6c. Vlan! Les chaînes. Jean Pierre souffle un peu et vise une 6c+. Vlan! Le relais. Petit arrêt pour abreuver les fauves et leur jeter quelques chrétiens. Jean Pierre jette son dévolu sur une 7a. Vlan! En haut. Une petite fatigue mais il faut bien se vider avant la partie de pétanque du soir. Il y a une 7b juste là… pas trop difficile… on rentre pour la pétanque !
Moi, je peine pour tenir une prise et mettre mes doigts dans des trous fait pour des mains de nains…
J’avoue être un peu jaloux, beaucoup même. Cet homme a tout dans la vie et en prime il recommence à grimper à un niveau plus élevé que celui de la moyenne des pratiquants. J’ai dû faire quelque chose de mal dans ma vie précédente. Mon karma est mauvais.
On redescend vers le parking en se disant que ce serait bien de ne pas boire pour un soir… juste un soir… une pénitence imposée par nos performances. Mais il ne faut pas aller trop loin dans l’abnégation : en passant par Uzès, on s’arrête à « La cure gourmande » et on fait le plein de biscuits maison et de friandises. Des sacs entiers. Centre-ville d’Uzès, sur une place… quitte à mourir, c’est avec un de leur biscuit à la main que je veux quitter ce monde.
Le gîte nous attend et toutes ces bouteilles interdites. Une bouteille de Gigondas peut-elle être considérée comme un légume vert ???
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