| 31 Mars 2005 | Nice : 15 °C |
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Aux voleurs !!! |
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Et encore une... Les 40 Voleurs !! Philippe Mussato et Benoit Peyronnard sont revenus à Aiglun (EagleOne), et plus précisément dans la paroi dérobée pour ouvrir un nouvel itinéraire de grande classe. 10 longueurs équipées du bas en quatre jours, sept dans le 7 et deux dans le 8... En plus de ce cadeau, Philippe nous offre aussi un topo, dessiné par lui même ainsi qu'un petit récit très personnel de cette journée "magique" du 27/03/2005... |
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Pour le nom il a été
facile de le trouver il peut aussi expliquer certaines choses. |
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Concernant celle de
Patrice
Glairon-Rappaz,
je lui ai demandé l'autorisation et il 'ma donné son accord avec un
enthousiasme mêlé de nostalgie. Profitons qu'il ne soit pas là pour
lui "voler" un peu de sa voie, et de son courage. Le toit de
Toni Clarasso
est resté équipé "artif", je n'ai rajouté que deux clous et une
lunule. En descendant vers Aiglun, on casse le fourgon à Mezel ! Bloqué ! Heureusement le garagiste nous prête une vieille caisse qui nous permet de descendre pour finir l'équipement des trois dernières longueurs le Vendredi après midi. Le samedi est consacré à travailler la voie à partir de la première longueur dure (on rentre explosé le soir au gîte). Le lendemain, Marc Cotto nous rejoint pour tourner des images, le temps est brumeux, il pleut un peu et le coeur n'y est pas. Je suis persuadé de ne pas y arriver et prévois déjà de devoir revenir tellement la tâche parait rude à mes bras noués. Serait-ce la première longueur bien engagée qui m'impressionne ? Je pars avec l'estomac bloqué et le mal de but comme si j'étais à 4500m... J'enchaîne pourtant ce morceau et continue ainsi jusqu'au toit de Toni que je n'avais pas travaillé. Je le négocie joliment et surpris de ce passage rapide me trouve au pied de la première longueur dure. Une belle colonne où j'avais explosé la veille ! Je la passe avec un taux de lactate au max !! Benoit derrière, avec ses trois séances de bloc de l'hiver explose. Il me faut compter que sur moi-même. Je réalise qu'il devient possible non de l'enchaîner mais de "songer à l'enchaîner". L'idée se précise, reste à se donner les moyens mais il reste encore deux longueurs dures en 8 et deux en 7c. Quand arrive la dernière dure qui passe le toit j'ai dans la tête le souvenir d'un truc dur...peut-être en 8a+ !? C'est le crux de la voie avec un mouv qui "spounz".
Je tombe en criant
comme un porc qu'on égorge au dessus du canyon et repart aussitôt.
Re-spounz et miracle... je chope la prise ! La porte de grange
s'ouvre, s'ouvre...la charnière tient le temps de remonter un pied,
Benoit m'encourage !! Banco le dur est derrière... Reste un 7c :
retord à souhait. Guronsé, je sers les chaillotes, les fesses et
les picots qui me rentrent dans la peau, un dernier "HAN !" et
j'empoigne la colonne.
Si je vous raconte
cela c'est pour partager, non un exploit car ce n'est pas extrême
(moins dur qu'Ali
baba), mais mon
émotion qui elle l'était. Je me retrouve aujourd'hui sans plus
rien que des souvenirs, de cette voie et de cette paroi. Tout s'est
fait trop rapidement et... je le sais... après rien n'est comme
avant. |
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